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Même avec une loupe, vous ne trouverez pas le nom de AMAR EZZAHI dans le programme des soirées de ce Ramadan. Il ne figure pas non plus dans celui de l’année dernière, ni, d’ailleurs, dans ceux de ces vingt dernières années. Le maître du chaâbi ne passe pas à la télévision, hormis la diffusion, de temps en temps, d’un de ses quatre vieux enregistrements à la Télévision algérienne. Le cheikh fuit les médias et ne donne pas d’entretiens à la presse écrite. Enfin, et à notre connaissance, il n’enregistre plus d’albums.

 

 

Ezzahi, en outre, n’a pas donné de concert depuis très longtemps. Ses admirateurs n’ont que les fêtes familiales et les cassettes «anonymes» enregistrées lors de ces fêtes, pour voir et écouter leur chanteur préféré. En somme, Amar Ezzahi fait tout pour se faire oublier et retomber dans l’anonymat. Mais, paradoxalement, sa popularité est immense. Parmi les artistes «amateurs» du chaâbi, le nombre de ses imitateurs dépasse ceux d’El-Anka et de Guerouabi. C’est à perdre son latin (ou plutôt son arabe) : le cas Amar Ezzahi bouleverse tout ce qu’on sait sur le star-system, le show-business, la promotion et la gestion d’une carrière artistique, etc. «Amimer», c’est l’anti-star, devenu une légende vivante malgré lui.

(Sept 2010) Par Kader Bakou (Lesoir dalgerie)

Tag(s) : #ARCHIVES 2010

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