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AMAZIGH
“el kelma el horra khir  mel khobza el mora”
« chouf laâbad matrouda bi ‘ism e solta el maâbouda »
« Welli ândo e’nif yer'âaf »

Ce qui me nique chez Amazigh c’est sa maitrise de notre langue, la langue pop algérienne  il rappelle Cheikh Djillali Ain Tedeles un homme beau cultivé parfait bilingue français algérien il avait le verbe et la verve qui sent la terre, le cheikh est mort tout seul. Comme Cheikha Rimiti.
Amazigh sent la terre, trab, il est en passe de devenir un cheikh, une référence pour tout algérien, pour les rares sociologues, les linguistes qui défendent à leur risque et péril (dans une Algérie arabe bla rabi) l’idée, juste l’idée d’une langue algérienne en voie de disparition, une Algérie algérienne. Une identité qu’on chaparde.
« Dakh rassi dakh doukha be’teklakh… rani fel coma »  les mots sonnent, jouent entre eux, les mots s’imaginent, ils sont vivants. Et nous dans le coma.
Amazigh est le seul poète qui nous reste, il l’écrit dans cette tradition de la langue Chaâbiya d’El harrez, de Youm el djemââ. L’Algérie d’Amazigh est plus que jamais vivante après 7 ans et demi de guerre de libération, 20 ans de terrorisme salafis, et bientôt 50 ans de FLN egémonico-arabo-baathiste.
« Algérie le jour elle se voile et la nuit elle fait peur. »
« Marchez noir » c’est Amazigh qui striptease l’état et ses grosses âllita (les gros bides) fi bled el karantita. 
Amazigh est un homme sans histoire qui construit une autre histoire « car il est plusieurs dans ces cas là ».

Nouvel album " MARCHEZ NOIR" dans les bacs

 

 

Tag(s) : #DCD SORTIES D'ALBUMS

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