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8 juin 2004: JOURNEE DE L'ARTISTE / Huit minutes pour ne rien perdre

Le Syndicat national des artistes organise aujourd’hui 8 juin, Journée de l'artiste, un rassemblement devant le siège de la centrale syndicale UGTA à Alger. Huit minutes de silence seront observées pour manifester de l'urgence de l'organisation de la profession artistique en Algérie, indique le président du comité de préparation de ce syndicat, Rachid Doufène.

Evoluant dans des conditions difficiles, le syndicat profite toutefois d’un engagement indéfectible de ses adhérents. Jusque-là, l'organisation s'est dotée d'une trentaine de bureaux au niveau national et des coordinations au Centre et au Sud-Ouest. Placé sous l'égide de l'UGTA, la formation syndicale se garde toutefois d'en adopter les mécanismes. «Nous avons opté pour la décentralisation de manière à ce que chaque bureau demeure indépendant», indique Rachid Doufène. Dans la déclaration dite d’Alger que les artistes ont adoptée le 28 avril 2003, ils estiment que «la recommandation relative à la condition de l’artiste, adoptée à Belgrade par l’Unesco en 1980, ainsi que la Déclaration finale du Congrès mondial de l’Unesco sur la condition de l’artiste, adoptée à Paris en 1997, constituent une base pertinente pour la mise en place d’un cadre de réflexion visant à organiser et à structurer nos professions». Les artistes algériens sont malheureusement bien loin de ce que portent ces recommandations. Pour plus d'informations un site internet décapant par ailleurs concentre les textes relatifs à la constitution de ce syndicat

Par Aziz Yemloul

 

Création d'un fonds de solidarité au profit des artistes

 

[Aps 11/3/04] Le comité préparatoire du syndicat national des artistes a annoncé la création d'un fonds de solidarité au profit des artistes. Au cours d'un point presse, tenu mercredi à Alger au siège de l'union générale des travailleurs algériens (UGTA), M. Amar Laidoun, secrétaire général du comité préparatoire du syndicat national des artistes, sous l'égide de l'UGTA, a tracé les objectifs de ce fonds et présente les grandes lignes de l'avant-projet le régissant.

"Cet avant-projet sera soumis à tous nos partenaires, notamment aux ministères de la communication et de la culture, du travail et de la sécurité sociale ainsi qu'à l'office national des droits d'auteurs et droits voisins (ONDA) pour enrichissement", a indiqué M. Laidoun.

Pour sa part, la représentante du ministre de la communication et de la culture s'est félicitée de cette initiative, qui souligne-t-on , fait partie d'une stratégie de soutien à l'artiste.

Ont assisté à ce point de presse, le représentant du secrétaire général de l'UGTA ainsi que de nombreux artistes.

Le fonds de solidarité des artistes algériens, affilié a l'UGTA, sera géré exclusivement par le syndicat national des artistes et assurera des prestations à caractère social, educatif et culturel.

Les ressources proviendront des subventions de l'Etat, des entreprises publiques et privées, d'organismes culturels (ONDA, producteurs, éditeurs...) et des activités organises par le fonds.

Il a été par ailleurs propose l'émission d'un timbre thématique de solidarité dont les recettes de la vente seront versées à ce fonds.

Les organes du fonds de solidarité des artistes se composent d'une direction générale, d'une commission de contrôle et d'une commission d'organisation.


[Aps 11/3/04]

OPÉRATION COUP D'ZELIF

Un groupe d’artistes et de musiciens réunis à Alger les 27 et 28 avril vient d'annoncer la création d’un syndicat national des artistes algériens. L'instigateur de cette opération, Rachid Doufène a réussi a réunir la FIA ( Fédération internationale des acteurs), le F.M.I. (Fédération internationale de musiciens ), le Syndicat français des artistes interprètes, le Syndicat national des artistes musiciens de France et l’association internationale Zone franche. Les artistes revendiquent des contrats de travail, un fond à la création et à l’expression artistique et un statut de l'artiste en Algérie.Séminaire d'Alger des 27 et 28 avril dernier : le statut de l'artiste en Algérie.

Théâtre d’ombres
Plus de quarante ans après l’indépendance nationale, les artistes algériens sont toujours en attente d’un statut. Tous corps de métiers confondus, ils continuent, aujourd’hui encore, d’être livrés à eux-mêmes et sont malmenés par un environnement hostile et ingrat qui ne se souvient d’eux que lorsqu’ils ont disparu. La société politique est grandement responsable de ce sombre état des lieux qui décrète que les seuls artistes utiles sont ceux qui répercutent le discours officiel. Seulement attachés à développer leur propagande, les pouvoirs qui se sont succédé ont toujours considéré l’Art comme superflu et les artistes comme superficiels. Cela explique que les disciplines artistiques n’aient jamais été réellement institutionnalisées en Algérie, ce qui aurait nécessairement conduit à l’élaboration de dispositions sociales et juridiques vouées à protéger ce secteur. Il n’en fut jamais rien, et la seule stratégie à l’œuvre dans cette sphère fut celle du cachet qui ne préserva jamais les artistes du risque de tomber dans le dénuement total. En 2003, le problème reste entier et les instances les plus politiquement habilitées ne manifestent aucune volonté de faire un tour de table pour initier une vision d’avenir pour les professions artistiques. C’est un monde en fait quasi virtuel que celui dans lequel évoluent des artistes algériens condamnés, au sens le plus fort des mots, à être les acteurs d’un théâtre d’ombres. L’émergence du théâtre, l’affirmation des talents qu’il suscite, se font dans l’adversité et la douleur. Combien d’efforts et de temps faudra-t-il pour que la scène artistique algérienne produise un Hassan El Hassani ou un Rouiched ? Face au triste sort réservé à leurs devanciers, les jeunes générations — qui n’ont guère plus d’assurance sur des lendemains qui ne chantent pas — n’ont que des raisons de se détourner d’une vocation artistique qui, ici, ne nourrit décidément pas son homme. Les chemins qui mènent au Théâtre sont parsemés des épines du préjugé. Par Amine Lotfi - El Watan

    Actualités 

 


Élection officielle syndicat des artistes de la wilaya d'Alger

Le syndicat national des artistes est une réalité.
Les premiers signataires

Saisie de près de 5.000 CD piratés (chansons et films).

     Infos+ 

 

La culture en Algérie représente 0,13% du budget de l'état: BILAN

Le Livre blanc sur la circulation des artistes


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